SWAB GATE 2015 curated by Eva Barois De Caevel

Hamid El Kanbouhi – Strand – Oil on canvas (2011) – 200x200cm
Courtesy Galerie Van De Weghe

Hamid El Kanbouhi - Strand - Oil on canvas (2011) - 200x200cm

EN

SWAB GATE
by Fundació Lluis Coromina
curated by Eva Barois De Caevel

SWAB Barcelona
International Contemporary Art Fair
1-4 Octobre 2015

SWAB GATE consists of solo presentations of African and Caribbean artists, living and working in Africa and Europe, or between these continents, with a strong focus on painting.
The participating galleries for this new section of the fair have been selected by curator Eva Barois De Caevel.
The invited galleries are located both in Africa and in Europe.
This program aims first at presenting the work of four great contemporary painters, but it also hopes to question the history and the actuality of categories such as the one we use here — painting as a medium and the geographical origin.

With:

-Steve Bandoma
Born in 1981 in Kinshasa, Democratic Republic of Congo.
Lives and works in Kinshasa, Democratic Republic of Congo.
Angalia, France

-Hamid El Kanbouhi
Born in 1976 in Larrache, Morocco.
Lives and works in Amsterdam, The Netherlands.
Galerie Van De Weghe, Belgium

-Sébastien Jean
Born in 1989 in Thomassin, Haïti.
Lives and works in Haïti.
MAËLLE GALERIE, France

-Wycliffe Mundopa
Born in 1987 in Rusape, Zimbabwe.
Lives and works in Harare, Zimbabwe.
First Floor Gallery Harare, Zimbabwe

The artists whose work I selected for this program inside SWAB are Congolese, Zimbabwean, Haitian, and Moroccan.

They are painters.
Or also painters.

If one remembers the historical and yet quite recent struggles during which the African and African-American artists had to negotiate their right to modern painting, to abstract painting, to conceptual painting, while having to answer for their (desired or criticized) “traditionalism”, thus one realizes that painting offers a fertile ground, at least as fertile as other ones, to question assignations, temptations of essentialism, appetite for exoticism, that any non-Western artist has to deal with.

This selection also hopes to produce a dialogue in the space of the fair itself, that could exist between the works, beyond the booth walls: Steve Bandoma, Wycliffe Mundopa, Sébastien Jean and Hamid El Kanbouhi are four artists who paint nightmares, fantasies, bodies on which we can read sufferings, haunted still lives.
They work on paper or canvas, with gouache, acrylic, pastel, oil, ink; they are — maybe — expressionists.
Kura Shomali, whose work I admire a lot, says: “Art is a straight jacket and I do not know how to wear it; an inner fear of not being able to meet the collective fears. Only art can soothe.”

I found interesting to bring together two categories — and their fundamental impotence as categories: one related to a medium, the other to a geographical area.

I was happy to believe that this “African painting” conveys above all a Humanism, here, in Europe, where people collect it and give it prizes. A Humanism according to Edward Saïd, “a coming Humanism”, and not its substitute from the Enlightenment — the will to understand the others that, as long as it is fiercely authentic, excludes any domineering ambition.

Eva Barois De Caevel

FR

SWAB GATE
en partenariat avec la Fundació Lluis Coromina
commissarié par Eva Barois De Caevel

SWAB Barcelona
International Contemporary Art Fair
1-4 Octobre 2015

SWAB GATE consiste en présentations individuelles d’artistes africains et caribéens, qui vivent et travaillent en Afrique et en Europe — ou entre ces deux continents — et sont principalement peintres.
Les galeries participant à cette nouvelle section de la foire ont été sélectionnées par la commissaire d’exposition Eva Barois De Caevel.
Les galeries invitées sont situées en Afrique et en Europe.
Le programme a pour objectif premier de présenter le travail de quatre grands peintres, mais il espère aussi interroger l’histoire et l’actualité de catégories telles que celles utilisées ici — la peinture comme médium et l’origine géographique.

Avec :

-Steve Bandoma
Né en 1981 à Kinshasa, République Démocratique du Congo.
Vit et travaille à Kinshasa, République Démocratique du Congo.
Angalia, France

-Hamid El Kanbouhi
Né en 1976 à Larrache, Maroc.
Vit et travaille à Amsterdam, Pays-Bas.
Galerie Van De Weghe, Belgique

-Sébastien Jean
Né en 1989 à Thomassin, Haïti.
Vit et travaille à Haïti.
MAËLLE GALERIE, France

-Wycliffe Mundopa
Né en 1987 à Rusape, Zimbabwe.
Vit et travaille à Harare, Zimbabwe.
First Floor Gallery Harare, Zimbabwe

Les artistes dont j’ai sélectionné le travail pour ce programme au sein de SWAB sont congolais, zimbabwéen, haïtien, et marocain.

Ils sont peintres.
Ou notamment peintres.

Si l’on se souvient des débats, historiques mais pas si anciens, au cours desquels les artistes africains et africains-américains durent négocier leur droit à la peinture moderne, à la peinture abstraite, à la peinture conceptuelle, en rendant des comptes sur « leur traditionalisme » (désiré ou critiqué), alors on réalise que la peinture est un terreau fertile, du moins aussi fertile que d’autres, pour interroger les assignations, les tentations à l’essentialisme, l’appétit d’exotisme, avec lesquels il est nécessaire de composer en tant qu’artiste non occidental.

Cette sélection espère aussi produire un dialogue dans l’espace même de la foire, capable de s’installer entre les œuvres, au-delà des cimaises : Steve Bandoma, Wycliffe Mundopa, Sébastien Jean et Hamid El Kanbouhi peignent tous les quatre des cauchemars, des rêves, des corps où se lisent des douleurs, des natures mortes hantées.
Ils travaillent sur papier ou sur toile, à la gouache, à l’acrylique, au pastel, à l’huile, à l’encre ; sont peut-être expressionnistes.
Kura Shomali, dont j’admire beaucoup le travail, dit : « L’art est une camisole et je ne sais comment la porter ; une peur intérieure de ne pas pouvoir répondre aux peurs collectives. Seul l’art pourra l’apaiser. »

Il me plaisait aussi de faire se rencontrer deux catégories — et leur impotence fondamentale en tant que catégorie — l’une relative à un médium, l’autre à une aire géographique.

Il me plaisait d’imaginer que cette « peinture africaine » porte avant tout un humanisme, là, en Europe, où on la collectionne et lui remet des prix. Un humanisme selon Edward Saïd, un humanisme « qui vient » et non celui des Lumières — la volonté de comprendre les autres qui, à la condition d’être farouchement authentique, exclut toute ambition dominatrice.

Eva Barois De Caevel

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s